Blade Runner : Black Lotus, la critique électrique

Bon, on arrive bientôt au bout de la série ! Les premières réactions épidermiques étant passées (je l'espère), on va pouvoir commencer à critiquer la série sérieusement.

Est-ce que cette série subira le même sort que le film Blade Runner de Ridley Scott, conspué à ses débuts par les primo-spectateurs, puis classé au rang de statut culte ? Peut-être pas, elle n'en a pas la stature, mais elle pourrait, dans une moindre mesure, subir un sort à peu près équivalent. Pourquoi ?

Parce que Blade Runner : Lotus, en dépit des apparences, de sa communication assez désastreuse, et de son trailer particulièrement ignoble, est une oeuvre qui est finalement très respectueuse du travail de Ridley Scott (je ne vais pas dire Philip K. Dick, ne connaissant pas son oeuvre).

Respectueuse sur le plan visuel, pour commencer. Car, oui, même si l'espèce de 3D plastique que l'on croirait sortie d'un jeu vidéo de 2010 est assez étrange au premier abord, on s'y fait plutôt rapidement. Les décors de la série sont extrêmement crédibles, dans la droite lignée du film de Ridley Scott, avec un respect total de l'esthétique du premier film Blade Runner. Plus que ne l'était BR 2049 soit dit en passant (que j'aime beaucoup quand même mais qui est visuellement assez différent du film de Scott). Ici, l'atmosphère dégage une vraie noirceur. Et à la touche cyberpunk, s'ajoutent des éléments très caractéristiques du film de Ridley Scott, et son aspect presque steampunk. La technologie, à titre d'exemple, bien qu'évoluée, nous rappelle le caractère rétro-futuriste du premier film.

 

La photographie, tire également ses veines de la photographie si particulière de Jordan Cronenweth, et ses jeux de lumières incroyables.

Respectueuse aussi au niveau de son atmosphère. Les moments de calme sont terriblement enivrants, avec cette même impression de gigantisme anxiogène que l'on trouvait dans le premier film Blade Runner lorsque la caméra s'attarde sur l'architecture particulière de cet univers et ses immeubles étouffants. Le tout associé à une musique planante, qui ne rivalise peut-être pas avec les compositions de Vangelis mais qui n'a pas à rougir.

Ah oui c'est beau, mais ça donne vite le tournis ! 

 

Les phases d'action, quant à elles, parlons-en. Assez peu nombreuses en vérité, contrairement à ce que pourrait laisser penser le trailer, elles consistent essentiellement en des combats, qui sont ma foi, extrêmement bien chorégraphiés et plaisant à regarder.

Les geeks rêvent-ils de waifus électriques ?

 

Et enfin le scénario, classique, mais suffisamment prenant pour nous tenir en haleine ! On prend effectivement plaisir à suivre l'héroïne dans sa quête vengeresse, qui s'inscrit parfaitement dans la diégèse de Blade Runner et des thèmes si appréciés du père Scott.

J'avais dit dans ma première critique que Black Lotus ne rivalisait pas avec la claque Arcane sur Netflix. Si c'est vrai sur le plan visuel (et encore, ça se discute car l'esthétique de Black Lotus est également très cohérente), j'ai néanmoins préféré Black Lotus sur tout le reste.

Reste que j'ai une critique négative à formuler à l'égard de Black Lotus : l'ajout de musiques commerciales, au générique, et à la fin de chaque épisode. Ces musiques insipides cassent un peu, à mon sens, la beauté de cette série, mais c'est un point assez anecdotique. Il suffit de passer le générique et le problème est réglé.

Si vous êtes rebutés par son aspect graphique de prime abord, essayez quand même de lui laisser une chance, et qui sait, peut-être que vous finirez par l'apprécier, car d'après moi, la série en vaut nettement la peine.

 
Ma note :

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *