LA RÉTROSPECTIVE : TERMINATOR SALVATION

Terminator Salvation, le salut de la saga ?

Dans l’optique d’aller voir Dark Fate et de comparer les épisodes post-T2 entre eux, je suis en train de me faire un mini-marathon des différents épisodes de la franchise.

Et je n’avais plus revu Terminator Renaissance (ou Salvation pour les allergiques aux traductions approximatives) depuis sa sortie, il y a dix ans de cela. A l’époque, il m’avait laissé un goût amer et un souvenir plutôt périssable.

C’est donc avec une grande curiosité que je l’ai revisionné, n’ayant plus aucun souvenir du film. Et étant plutôt fan des deux premiers Terminator, je dois avouer que j’ai été plutôt surpris, car en fin de compte, je me suis rendu compte qu’il avait pas mal de qualités. En fait, il aurait totalement pu être érigé comme la seule suite correcte aux deux premiers épisodes.

Si j'ai l'air d'avoir une tête en plastique, c'est uniquement parce que ma peau est un alliage de composants synthétiques, et pas du tout parce que les CGI laissent à désirer !

Premier point positif, le film ne joue pas la sempiternelle resucée des deux premiers épisodes, là où Rise of the Machines, Genisys et semble-t-il Dark Fate (que je n’ai pas encore vu), se contentent de tirer inlassablement sur le cordon. Salvation apporte une vraie plus-value à la franchise. Pour la première fois, l’intégralité de l’action se déroule dans le futur, que l’on voyait exclusivement en flashbacks (ou en flashforwards tout dépend de comment on voit les choses) dans Terminator 1 et 2.

Côté scénario, le film est plutôt efficace, et l’idée de prendre ses aînés à contre-pied et de s’affranchir de la dynamique habituelle de la course-poursuite dans le passé, c’était un choix culotté mais qui fonctionne, car en plus d’apporter un bol d’air frais, le film arrive même à surprendre le spectateur avec quelques plots scénaristiques auxquels on ne s’attend pas forcément.

McG n’est pas réputé pour être un cador du cinéma, et pourtant, il signe ici une réalisation très respectable. Les scènes d’action sont fluides et bien rythmées, il y a un très beau plan séquence dès les premières minutes du film, et de manière générale, la réalisation est plus que correcte. Entre villes désolées et régions désertiques parcourues de tâches rouges semblables à des flaques de sang, l’esthétique post-apo est vraiment crédible.

On remarque également une attention toute particulière portée à la menace que représente les robots. De nouveaux modèles sont présentés, comme le Harvester, sorte de Transformers terrifiant dont les grincements mécaniques semblent tout droits sortis de la Guerre des Mondes version Spielberg. La menace est plus que jamais palpable.

Optimus Prime, je sais où tu te caches ! Viens ici que je te bute enculé !

Les acteurs sont bons. Mention spéciale à Christian Bale, toujours aussi investi que dans ses autres rôles, très crédible en John Connor. Sam Worthington, quant à lui campe un personnage plutôt intéressant et novateur pour la franchise.

La B.O. est de bonne facture également, on sent que le réal est un pur nostalgique du rock des années 80/90 (pour rappel, McG a fait ses classes en réalisant les clips de groupes tels que Korn et Sublime) et pimente son film avec les titres phares de groupes cultes comme Nine Inch Nails, Alice In Chains, ou encore Guns N’ Roses, mais on peut cependant se demander où se trouve la cohérence dans le choix d’une telle bande-son alors que l’action se déroule en 2018. Peut-être un clin d’oeil à T2, qui se déroulait en 90 et qui proposait déjà du Guns N’ Roses dans sa BO. Cela dit, pour le fan de rock que je suis, y’a rien à jeter dans cette B.O. En revanche, pour la BO composée exclusivement pour le film, on repassera, pourtant, c’est du Danny Elfman. Aucun thème ne m’a marqué alors que les thèmes des deux premiers épisodes de la franchise sont encore gravés dans ma mémoire.

De plus, le tout manque d’une touche cyberpunk. Une grande partie du film se déroule de jour, alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de privilégier les séquences nocturnes. C’est également dommage d’avoir abandonné l’esthétique “néon” du premier Terminator, avec ses faisceaux lasers violets sur fond nocturne apocalyptique. Kitsch peut-être, mais terriblement stylé.

Faire la guerre c’est peut-être un truc de bonhomme…mais ça n’a jamais empêché d’aimer les néons flashys.

Au final, je me rends compte que j’ai très peu de reproches à faire au film. Il n’est pas parfait, loin de là, mais pas aussi terrible qu’il en a l’air. Et plutôt une bonne suite (plus canon à l’heure actuelle) avec le recul, aux premiers film Terminator.

Ma note :

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