Critique : Cohérence, quand Friends rencontre Niels Bohr

Cohérence, c'est un peu comme si les personnages de la série Friends, dans un univers parallèle, avaient pris un peu trop de mescaline. Le synopsis est le suivant : lors d'un repas, une bande de potes se retrouve confrontée à des évènements étranges, tandis qu'une comète passe au dessus de leur tête.

"T'en as trop pris, gros !" 

Le film est un OFNI (objet filmique non identifié) en huis clos, doté d'un budget modeste, qui traite d'un sujet extrêmement intéressant et pas banal : la physique quantique, et qui le fait avec les moyens du bord, avec plus ou moins de succès.

Le film se révèle tour à tour ingénieux, déroutant, et parfois un peu décevant, notamment durant son acte final. Parce qu'aussi bon soit-il, le film n'exploite pas assez bien son concept, selon moi.

De plus le climax me paraît somme toute assez illogique. La décohérence quantique présupposerait que l'effondrement de la fonction d'onde mette fin à l'état de superposition. 🤓

Or, comme on le voit, ce n'est pas tout à fait le cas (je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler). Ceci étant dit, si le fond est bon, la forme est plutôt mauvaise. Le faible budget n'explique pas les transitions amateurs, le brouhaha constant des dialogues qui se superposent et qui finit par donner mal au crâne, la caméra à l'épaule qui bouge jusqu'à filer le tournis et les cadrages relativement foireux.

"Oh mon Dieu, un cadreur fou ! Vite fuyons !"

Je lui donne la note de 7/10, pour la prise de risques parce que ce n'est pas facile de traiter de ce sujet avec un aussi faible budget. L'un dans l'autre, le film arrive à pallier sa modestie par beaucoup d'ingéniosité, et ça, c'est cool ! 👍

Ma note :

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